Moi? De ma jeunesse? Un jour on me posera la question.
Je penserai aux temps de trois pairs de chaussures sous la pluie, sous des parapluies différents comme nous mêmes.
Il y avait Paris, je dirai. Il y avait un gris hiver et des cafés partagés au bon matin.
Oui, ma jeunesse, je l'aurai laissée là, parce que l'exil, même si c'est temporel, meme si c'est volontaire, cela fait mal parfois.
Mais c'est beau. C'est pur. Et un jour je ne serai plus ici, dans un train à nulle part avec eux, avec nos rêves naïfs et notre futur incertain.
Les doutes nous devorent mais nous sommes jeunes, nous songeons à demain.
La musique est un fil qui nous réunit, bien qu'on n'écoute pas la même. Tard dans la nuit, parfois, la cheminée brûle. Il y a une voix qui chante et deux filles en silence. Il y a une jolie poupée; deux soldiers en plomb la regardent. Il y a un poéme qui flote et quatre yeux fermés.
C'était ansi. Le train arrive a la gare. Le temps coule. Je ne veux pas arriver à la mer.
C.
No me había dado cuenta de lo bonito que está.
ResponderEliminarExtraño París. Extraño la lluvia.